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La forêt

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La forêt française sous-exploitée

La forêt française est sous-exploitée, seulement 60 % de l’accroissement annuel est exploité (soit 36 millions de m3). Si une partie de ce bois est difficilement mobilisable car difficilement accessible, des volumes supplémentaires de bois peuvent être mobilisés via plusieurs leviers :

  • développement des dessertes forestières et de moyens de gérer collectivement ces dessertes
  • restructuration du foncier forestier
  • formation, accompagnement individuel et collectif des propriétaires forestiers
  • adaptation des essences aux changements climatiques en cours
  • mise en placede projets collectifs pour mobiliser en commun (GIEEF notamment)

Les missions des Chambres d’agriculture

Les Chambres d'agriculture couvrent aujourd'hui toutes les régions de France avec 87 conseillers forestiers.

Elles accompagnement les propriétaires forestiers et les groupes dans leur activité sylvicole au quotidien : études et diagnostics, création d'associations syndicales autorisées pour favoriser la sortie du bois et formations.

Les Chambres d'agriculture accompagnement également à l'organisation de l'offre et à l'aval de la filière :

  • développement de fruitières de gestion forestières
  • appui des SCIC Bois énergie local dans la recherche de marchés, l'organisation de l'approvisionnement
  • promotion de projets sur l'utilisation du bois matériau.

Les Chambres départementales et régionales d’agriculture ont des missions transversales autour de la forêt, des arbres et du bois :

  • mise en valeur des bois et des forêts privées
  • développement des activités associant agriculture et forêt, comme l’agroforesterie
  • promotion de l’emploi du bois d’œuvre et du bois énergie
  • expérimentation

L'accompagnement des groupes

Les Chambres d'agriculture animent de nombreux groupes de progrès de la forêt sur le territoire et les accompagnent dans :

  • expérimentation et étude de cas dans l'adaptation des outils sylvicoles aux conditions locales
  • travail sur l'apprentissage et diffusion de savoir-faire.

La forêt en France et dans le monde en infographies

Que représente la forêt dans le monde ?

Que représente la forêt en France ?

Filière bois en France : des déficits commerciaux chroniques

Il est souvent question des performances françaises en matière d'échanges commerciaux agroalimentaires. La filière bois ne connaît pas le même succès, avec un déficit depuis de nombreuses années.

Ce secteur a pourtant son intérêt, dans la mesure où la France est une puissante forestière de premier plan. Les Pouvoirs publics en ont fait une priorité économique en particulier pour la valorisation du bois et des territoires.

Télécharger La filière bois en France : des déficits commerciaux chroniques - Revue Chambres d'agriculture de février 2014

 

L’économie de la filière : principaux chiffres et résultats

Sources : AGRESTE, Ministère de l’agriculture, Chambre d’agriculture du Jura et de Bourgogne, France Bois Forêt, Forestiers privés de France, ADEME


Groupement de développement forestier

La filière forestière française fait face à 2 problématiques

  • L'accès à la matière du bois : les forestiers se regroupent en ASL (Association syndicale libre) et ASA (Association syndicale autorisée) pour la construction, la gestion et l'entretien des dessertes forestières
  • La commercialisation du bois : un nouvel outil le "Groupement d'intérêt économique et environnemental forestier" a fait son apparition avec la Loi d'avenir

3 manières de se regrouper en forêt en fonction de l'enjeu

ASA et ASL : 2 types de structures, 1 objectif

  • ASL : nécessité du consentement de chacun pour y adhérer
  • ASA : les propriétaires peuvent être contraints d'y participer (y compris financièrement).

Ces associations ont pour objet :

  • L'élaboration d'un plan simple de gestion au nom de tous les propriétaires
  • La réalisation de tout ou partie de la gestion forestière et des équipements
  • La mise en marché des produits forestiers
  • Gérer en commun le massif sans une atteinte trop forte du droit de propriété
  • Tracer des chemins forestiers

GIEE forestiers

La Loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt a créé le Groupement d'intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) afin de faciliter la gestion concertée de la petite et moyenne
propriété forestière privée et de massifier l’offre de bois.

Le GIEEF, sorte d'aboutissement de la structuration en ASA, vise à dynamiser la gestion de la forêt  à travers la structuration collective de la gestion durable.

Selon le ministère, ce type de regroupement permettra de massifier l'offre de bois et contribuera naturellement à une meilleure mobilisationdu bois et au développement de l’emploi local dans l’ensemble de la filière. Le décret fixant les modalités de reconnaissance de ces groupements est à paraître.

Accompagnement et expérimentation

Les CETEF (Centre d'études techniques et d'expérimentations forestières) rassemblent, quant à eux, de petits groupes de propriétaires forestiers souhaitant expérimenter, réaliser des études de cas, tester l'adaptation d'outils sylvicoles aux conditions locales.

Le rôle principal des Groupements de développement forestier (GDF) est axé sur l'apprentissage, la diffusion de savoir-faire et l'animation territoriale. Le CEDEF est un groupement mixte, à mi-chemin entre CETEF et GDF. Au total, dans la forêt privée française, on recense 146 groupes d'accompagnement forestier.

Un tiers est animé par des Chambres d'agriculture, le reste par des CRPF ou d'autres acteurs de la forêt privée.

Chiffres clés

  • 100 ASA créés dans le département du JURA, par l'ADEFOR (association entre CRPF et Chambre d'agriculture)
  • 17 000 ha de massifs sont gérés par les ASA
  • 15 à 30 propriétaires forestiers se rassemblent dans les CETEF
  • 146 groupes d'accompagnement forestier recensés dans la forêt française

Investir en forêt : les aides de la PAC

Sept mesures de soutien du pilier 2 de la PAC sont consacrées spécifiquement au secteur forestier. Les régions ont le choix de les ouvrir ou non, et d’en faire bénéficier leurs ressortissants forestiers.

Propriétaires forestiers : si la mesure qui vous intéresse est ouverte dans votre région, contactez votre Chambre d'agriculture pour savoir comment en bénéficier !

Investissements physiques

Cette mesure finance le soutien aux infrastructures liées au développement, à la modernisation, ou à l’adaptation du secteur agricole et de la foresterie.

Elle comprend entre autres :

  • l’accès aux surfaces agricoles et boisées
  • le remembrement
  • l’amélioration et l’approvisionnement des terres
  • les économies en énergie et en eau

Bien que cette mesure soit destinée aux secteurs de l’agriculture et de la foresterie, certaines régions destinent cette mesure au milieu forestier uniquement : Alsace, Auvergne, Basse-Normandie, Bretagne, Ile-de-France, Limousin, Picardie. L’aide prend la forme d’une subvention.

Boisement et création de surfaces boisés

Cette mesure finance les coûts d'installation de boisement et inclue une prime annuelle par hectare destinée à couvrir les pertes de revenus agricoles et les coûts d'entretien, y compris les éventuels nettoyages anticipés et tardifs, pour une période maximale de douze ans.

Dans le cas de terres appartenant à l'État, l'aide peut uniquement être accordée si l'organisme qui gère ces terres est un organisme privé ou une municipalité. L'aide au boisement de terres qui sont la propriété d'autorités publiques ou l'aide accordée pour les arbres à croissance rapide ne couvre que les coûts d'installation.

Mise en place de systèmes agroforestiers

Il s'agit d'un financement pour les coûts d'installation et les coûts d'entretien. Ces derniers sont compensés sous forme d’une prime annuelle par hectare pendant une période maximale de cinq ans. Les terres agricoles et non agricoles sont admissibles au bénéfice de l'aide.

Prévention et réparation des dommages causés aux forêts par des incendies, catastrophes naturelles et événements catastrophiques

Cette mesure finance, dans les zones forestières présentant

  • un risque d'incendie de moyen à élevé
  • les infrastructures de protection
  • les activités locales
  • prévention contre les incendies ou autres risques naturels : recours à des animaux en pâturage, établissement et amélioration des installations de contrôle des incendies de forêt, des parasites et des maladies et équipements de communication et reconstitution du potentiel forestier endommagé.

Investissements améliorant la résilience et la valeur environnementale des écosystèmes forestiers

Cette mesure finance les investissements visant la mise en oeuvre d'engagements dans le domaine de l'environnement en vue de fournir des services écosystémiques et/ou de renforcer le caractère d'utilité publique des forêts ou des surfaces boisées de la zone concernée ou d'améliorer le potentiel d'atténuation des changements climatiques que possèdent les écosystèmes, sans exclure des bénéfices économiques à long terme.

Investissements dans les techniques forestières et dans la transformation, la mobilisation et la commercialisation des produits forestiers

Cela prend en charge les investissements relatifs à :

  • l'amélioration du potentiel forestier
  • la transformation
  • la mobilisation
  • la commercialisation conférant une valeur ajoutée aux produits forestiers

Services forestiers, environnementaux et climatiques et conservation des forêts

La mesure en question finance par hectare de forêt, les gestionnaires forestiers publics et privés et les organismes de droit privé et public ainsi que leurs associations qui s'engagent, sur la base du volontariat, à exécuter des opérations consistant en un ou plusieurs engagements forestiers, environnementaux et climatiques. Dans le cas de forêts appartenant à l'État, l'aide peut uniquement être accordée si l'organisme qui gère ces forêts est un organisme privé ou une municipalité.